• Les cours du cacao ont nettement augmenté en réaction à de nouvelles inquiétudes concernant l’approvisionnement en provenance d’Afrique de l’Ouest.
• Le contrat à terme sur le cacao de septembre à New York a progressé de 5,09 %, tandis que celui de Londres a augmenté de 5,35 %.
• Les fortes pluies qui s’abattent sur la Côte d’Ivoire et le Ghana entravent l’accès aux plantations et aux ports.
• Malgré des stocks boursiers élevés, le marché continue de réagir aux perspectives moins favorables pour la récolte 2026/2027 et aux risques liés aux conditions météorologiques.
Le marché réagit aux signaux en provenance d’Afrique de l’Ouest
Les cours du cacao subissent à nouveau des pressions à la hausse, les inquiétudes concernant la production en Afrique de l’Ouest restant le principal facteur. Le marché réagit principalement à la situation en Côte d’Ivoire et au Ghana, deux pays clés pour l’approvisionnement mondial en cacao. De fortes pluies entravent l’accès aux plantations et aux ports, ce qui accroît l’incertitude quant à la disponibilité de la matière première.
Le 8 juillet, les cours du cacao en bourse ont fortement augmenté. Le contrat à terme sur le cacao de septembre à New York a gagné 293 dollars, soit 5,09 %, tandis que le contrat de Londres a progressé de 228 livres sterling, soit 5,35 %. Cela a marqué la troisième séance consécutive de hausse. À New York, les prix ont atteint leur plus haut niveau depuis six mois, et à Londres, leur plus haut depuis sept mois. Pour les acheteurs de cacao, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de produits chocolatés, cela se traduit par une pression accrue sur les coûts d’approvisionnement en matière première.
Les conditions météorologiques restent un facteur clé pour la disponibilité des matières premières
La hausse des prix n’est pas uniquement due aux problèmes logistiques actuels liés aux fortes pluies. Une humidité excessive augmente également le risque de maladies des cacaoyers, ce qui peut affaiblir les cultures et compromettre les perspectives de récolte. Le phénomène El Niño constitue un facteur supplémentaire : il entraîne généralement des conditions plus chaudes et plus sèches en Afrique de l’Ouest, ce qui réduit l’humidité du sol et compromet la santé des cacaoyers.
La situation du marché reste toutefois incertaine. Les stocks de cacao suivis par la bourse ICE ont atteint 3 099 445 sacs, leur plus haut niveau depuis près de deux ans. Dans le même temps, les premières estimations en provenance de la Côte d’Ivoire indiquent un développement plus faible des cabosses de cacao, et la production pour la saison débutant en septembre pourrait atteindre 1,8 million de tonnes métriques, contre environ 2,2 millions de tonnes métriques au cours de la saison 2025/26. La hausse des stocks atténue en partie la pression sur l’offre, mais les conditions météorologiques et l’état des cultures pourraient encore avoir un impact significatif sur l’évolution future des prix.

