- L’UE a finalisé la ratification de l’accord avec le Mercosur, ouvrant ainsi son marché à davantage d’importations de produits agricoles.
- Les agriculteurs français et irlandais craignent une baisse des prix, notamment dans le secteur de la viande bovine.
- On souligne les différences en matière de coûts de production et de normes, qui pourraient favoriser les importateurs hors UE.
- Les organisations agricoles mettent en garde contre l’impact à long terme de l’accord sur les revenus des exploitations agricoles.
Ouverture du marché de l’UE et risque de pression sur les prix
L’Union européenne a ratifié l’accord commercial longuement négocié avec le bloc du Mercosur, qui regroupe les plus grandes économies agricoles d’Amérique du Sud. L’accord prévoit la suppression progressive des droits de douane ainsi que des contingents préférentiels pour certains produits agroalimentaires, dont le bœuf.
Selon les agriculteurs français et irlandais, cela représente une menace réelle pour les producteurs locaux. L’importation de viande et d’autres produits alimentaires fabriqués à moindre coût pourrait entraîner une baisse des prix d’achat dans l’UE. Les agriculteurs soulignent qu’au vu des coûts actuels de l’énergie et de la main-d’œuvre, ainsi que des exigences environnementales, leurs marges sont déjà fortement réduites.
Normes de production et réaction du secteur agricole
Les producteurs agricoles soulignent que les exploitations européennes opèrent dans le cadre de réglementations strictes en matière de protection de l’environnement, d’utilisation des produits phytosanitaires et de bien-être animal. Selon eux, les produits importés des pays du Mercosur ne sont pas toujours soumis aux mêmes normes, ce qui crée des conditions de concurrence inégales sur le marché commun.
Les organisations agricoles en France et en Irlande préviennent que, sans mécanismes de protection supplémentaires, l’accord pourrait affaiblir la production nationale et contribuer à une consolidation accrue du marché. Les agriculteurs réclament la mise en place de mesures de sauvegarde qui limiteraient les effets négatifs de la libéralisation du commerce et garantiraient la stabilité des revenus dans le secteur agricole.

